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  • 2017

    avril

    Prix Scam 2016 Texte & Image : Thisou, pour Notre Père
    Le 13 avril 2017
    Des personnages juste esquissés qui n’en sont pas moins charismatiques et fascinants, une trajectoire d’émancipation, mais aussi un monde de formes, de couleurs et de sensations sont à découvrir dans (...)

    L’œuvre

    Notre père dévoile le quotidien d’une petite fille aux côtés de son père, fort, intimidant et travailleur, qui voue un culte à la Vierge Marie. L’enfant a regardé tout ce dont ses sens pouvaient se saisir, palliant ainsi la difficile expression au sein de sa famille. Échappant ainsi à son austère vie quotidienne, l’enfant a vu se révéler tout un monde de formes, de couleurs et de sensations, la promesse d’une vie plus pleine s’offrir.
    Dans ce petit ouvrage proche de la broderie l’autrice, qui dessine et compose ses textes directement sur du tissu, ravive avec une infinie délicatesse les souvenirs d’une enfance.

    Autrice : Thisou
    Éditions Frémok / collection Flore
    72 pages - 2016

    L’hommage du Comité

    « Notre Père est l’œuvre de Thisou , professeure d’illustration à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles et a paru en janvier de cette année dans la collection Flore des éditions FRMK (prononcer Frémok).

    Dans ce livre aux couleurs de l’enfance, qui dissimulent bien des terreurs, l’auteure - ou du moins la narratrice - témoigne de son imprégnation par l’image oppressante de son père que par une éducation strictement catholique, le titre de l’ouvrage – "Notre Père", suggérant d’ailleurs que ce livre peut se lire comme une prière collective.

    La jaquette de l’ouvrage, d’un beau bleu clair – celui du voile de la Vierge Marie ? – et la brassée de feuillets qu’elle renferme détaillent les tourments d’une enfance craintive et soumise, à l’appui d’une série de vignettes dérivées d’images saintes, et de textes fragmentaires qui semblent être autant de projets de confession que de suppliques adressées à soi-même.

    Le graphisme, traduisant une science de la broderie déjà caractéristique des ouvrages précédents de Thisou, remet également en question le concept d’album illustré, tout en reliant intimement support et sujet.

    Ainsi Thisou suggèrerait-elle que si la Vérité est souvent cousue de fil blanc, elle peut aussi, comme dans ce cas précis, être tissue de points de croix colorés… »

    Alain Dartevelle

    L’autrice

    Après des études aux Arts Décoratifs de Strasbourg, Thisou réalise un album avec Olivier Douzou aux Éditions de Rouergue et travaille en tant que designer textile, à Gand et à New York. En 2000, elle part pour un voyage de deux ans au Maroc où elle découvre la broderie traditionnelle.

    Dès son retour, elle termine son album Moi je sais qui aux (Éditions du Rouergue), pour lequel elle reçoit une bourse du Centre National du Livre de Paris. Elle enseigne aujourd’hui à l’École supérieure des Arts St-Luc à Bruxelles, poursuit son travail d’illustratrice et crée également des pièces brodées.

  • Prix Scam 2016 : mention spéciale à Thierry van Hasselt et au FRMK
    Le 6 avril 2017
    Les Prix de la Scam récompensent forcément des auteurs et leurs œuvres, mais comme toutes les règles, celle-ci est faite pour être - parfois - transgressée : c’est ainsi que les membres du Comité belge (...)

    L’hommage du Comité

    « L’unanimité du Comité littéraire de la Scam s’est immédiatement faite en faveur du Notre Père de Thisou Dartois dont les qualités évoquées par ailleurs lui valent de recevoir notre Prix Texte et Images.

    Toutefois, il nous a paru évident que la cohérence et l’originalité du projet éditorial global de FRMK, de même que le travail de son animateur, Thierry Van Hasselt, en faveur de la bande dessinée alternative, méritent amplement d’être mis en lumière.

    Aussi la Scam souligne-t-elle le vif intérêt suscité par certains titres au catalogue, dont Qui mange des couteaux de Zoé Jussseret, où le désarroi de la Mort est démontré en une façon de pantomime macabre particulièrement impressive, ainsi que l’album Les Jumeaux, où les images de Jung-Hyoun Lee expriment toutes les ambigüités du concept d’identité. Sans oublier non plus Vivre à Frandisco, récente publication de Thierry Van Hasselt lui-même, où ses dessins effectués d’après les montages de l’artiste trisomique Marcel Schmitz, font explorer les moindres dédales d’une ville factice.

    Ce ne sont d’ailleurs là que des choix subjectifs. Car à vrai dire, il conviendrait de citer tous les titres de la Maison FRMK, qui depuis sa création en 2002, n’a de cesse de repenser les interactions esthétiques et narratives du texte et de l’image. »

    Alain Dartevelle

    Le FRMK

    Né en 2002 de la réunion des maisons d’éditions Amok et Fréon, apparues au début des années 90, créées et animées par des auteurs et notamment Thierry Van Hasselt, le FRMK (prononcez Frémok) est une plate-forme de projets fondée autour des œuvres réalisées, réunies ou choisies, et publie des ouvrages de littératures graphiques qui vont de la bande dessinée à la poésie visuelle.

    Il regroupe des adhérents et des membres actifs, qu’ils soient lecteurs, artistes, acteurs du livre et des arts, personnes morales, particuliers, structures indépendantes ou institutions. Il exerce, revendique et défend les libertés de créer, de penser, d’exprimer et de circuler.

    Son champ d’action excède le domaine du livre : véritable carrefour créatif, le FRMK est fait figure de pont entre la figuration narrative et l’art contemporain, la peinture, les arts vivants ou encore la formation. Il intervient dans les écoles d’art, les universités, les bibliothèques, les lieux publics.

  • De la diffusion du Documentaire : Pauline David, du P’tit Ciné
    Le 5 avril 2017
    Une réflexion commune s’est engagée sur la diffusion du documentaire. Pour nourrir le débat, la Scam diffuse des paroles d’auteurs ou d’opérateurs. Après Jean-Jacques Andrien et Ronnie Ramirez, entretien (...)

    Le P’tit ciné - Regards sur les Docs est une structure d’accompagnement du cinéma documentaire en salle. Mon travail de programmatrice est de choisir des films d’auteur, qui ne sont pas ou peu montrés ici, et d’organiser leur rencontre avec des publics.
    L’asbl a été créée il y a 20 ans pour assurer la diffusion du documentaire sur grand écran par des gens qui pensaient qu’il y avait autant sa place qu’une fiction, à une époque où ce n’était pas si courant. Aujourd’hui le paysage de la diffusion a évolué, la question n’est plus de savoir s’il y a des docs sur nos écrans – il y en a – mais comment les mettre en valeur, donner aux spectateurs envie d’aller vers ce type de cinéma, et surtout comment amener des publics variés vers des films auxquels spontanément ils ne penseraient pas.

    Ça passe évidemment par le travail de promotion (informer de l’existence d’un film et de sa projection en salle), j’y reviendrai, mais cela passe surtout par tout un tas d’activités développées, et complémentaires entre elles, qui participent à éduquer notre regard à un cinéma qui a ses propres codes.

    La première, la plus évidente, et la plus essentielle aussi, c’est d’inviter les auteurs des films que je programme à accompagner leur projection, à partager un moment avec ceux qui auront choisi de venir les voir. Avec pour ambition de permettre la circulation de la parole et participer à la compréhension du film (des intentions du réalisateur et de ce qu’il nous dit sur nos sociétés). Dans cette perspective, notre association organise aussi depuis quelques années déjà des masterclasses, tables rondes, et maintenant des formations à destination des médiateurs (animateurs socioculturels, enseignants) autour du cinéma documentaire.

    Quel rapport avec le travail de diffusion ? Important, puisque ce sont ces activités qui permettent d’identifier la ligne éditoriale du P’tit Ciné, de lui donner une couleur sur laquelle s’appuyer pour assurer la promotion de nos programmations. Couleur d’autant plus importante, que Le P’tit Ciné est une structure volante : nous n’avons pas de salle, mais travaillons depuis le début avec plusieurs partenaires, avec qui nous montons les projets. Au cours des deux dernières années, par exemple, le cinéma Nova, BOZAR, la Cinémathèque royale, le cinéma Aventure, l’Espace Delvaux (partenaire historique du P’tit Ciné), Filmer à tout Prix etc….

    Il y a un public pour le cinéma documentaire (il y a même des publics). Le P’tit Ciné, en 2014, c’est 3 000 spectateurs et 70 spectateurs en moyenne par séance, ce qui au regard des chiffres totaux de fréquentation en salle en Belgique francophone est un très bon ratio. Ces spectateurs, nous allons les chercher un à un. Il n’y a pas de secret.

    Que voulez-vous dire, quand vous dites que les spectateurs existent mais qu’il faut aller les chercher un à un ?

    Demandez à 10 personnes différentes leurs attentes par rapport à un film documentaire, il y a aura 10 réponses différentes. Certains mettront en avant ses qualités informatives, d’autres qu’il puisse être objet de discussion, d’autres encore sa capacité à capter le réel et la force du langage cinématographique développé par son réalisateur pour le retranscrire à l’écran.

    Pour moi, et pour beaucoup d’entre nous, la qualité première d’un documentaire c’est une écriture attentive à faire dialoguer forme et fond, une écriture susceptible de mobiliser notre imaginaire et nous offrir des espaces de réflexion sur le monde qui nous entoure. Ça c’est mon intime conviction, qui sous-tend le choix des films que je programme.

    Mais quand je définis ma stratégie de diffusion, je vais inverser la proposition : non pas partir de la proposition de la réalisatrice / du réalisateur, mais de la façon dont elle est reçue, dont elle pourrait être reçue par différents publics. Mon approche est celle d’une spectatrice. Je suis convaincue que cette place est essentielle pour assurer une bonne médiation entre un film et ses publics (partir de ce que le film donne à celui qui le voit pour tisser des liens avec les spectateurs potentiels).

    Je suis très intéressée par toute la réflexion que vous menez en ce moment à la Scam sur la diffusion du cinéma documentaire, et en même temps, le fait que ce soit la Société des Auteurs qui se saisisse de ce sujet me questionne sur les « dangers » qui pèsent sur le métier de documentariste aujourd’hui. Bien sûr, penser la réalisation d’un film, c’est penser l’adresse au public, et je suis la première à me fâcher contre les films qui « demandent » aux spectateurs sans rien « donner ». Bien sûr il est important que l’auteur ait envie de partager son film une fois celui-ci réalisé, à travers, notamment, sa présence régulière aux projections.

    En Belgique, nous avons la chance d’avoir un vivier documentaire extraordinaire, qui a le potentiel de toucher des publics variés et qui doit être montré. Mais si vous devez également porter les problématiques de diffusion aujourd’hui, que vous reste-t-il comme temps pour penser le cinéma ? Pour faire des films ?

    Si faire un film est une boucle parfaite dans laquelle le cinéaste est l’homme orchestre de son projet, de l’idée initiale à la diffusion, n’est ce pas au détriment du temps qui devrait être donné au travail de création. D’autant que la force du cinéma du réel dépasse de loin les intentions pensées par l’auteur au départ. Le documentaire prend des libertés face à son créateur et les regards extérieurs posés sur le film peuvent révéler des aspects de son travail qui n’avaient pas forcément été identifiés au moment de son développement.

    Mais concrètement, pourquoi et comment allez-vous chercher les spectateurs un à un ?

    Je retournerais facilement la question : pourquoi aller voir un film documentaire ? Vous, par exemple, comment êtes vous arrivée au documentaire ? Est ce un genre qui vous a d’emblée parlé et qui vous a été d’emblée rendu accessible ? Pour moi pas, c’est un genre que j’ai appris à connaître, dont je me suis appropriée les codes petit à petit, et que l’on m’a aidé à découvrir.

    C’est Récits d’Ellis Island, de George Perec et Robert Bober, sur lequel je tombe lors d’une séance thématique sur l’immigration conseillée par un professeur, et dont la force poétique me saisit ; c’est la reprise dans un cinéma près de chez moi d’un film d’un cinéaste que je ne connais pas, mais dont j’ai déjà lu le nom dans les journaux : Le Joli Mai, de Chris Marker, et la joie immense d’une belle découverte. Des films qui me parlent et me nourrissent, et sur lesquels j’ai envie de discuter avec mon entourage. Au fur et à mesure, sur les conseils des uns et des autres, je découvre d’autres films, mon regard se forme et je vais vers des films peut être moins faciles d’accès au premier abord mais tout aussi riches.

    Je relate mon expérience car elle est la base de mon travail de diffuseur : être médiateur entre un film, son auteur et ceux qui le rencontreront c’est toujours se rappeler que ces spectateurs potentiels n’ont pas forcément les mêmes clefs d’accès que ceux qui l’ont réalisé. Cela ne les empêchera pas de l’apprécier, mais pour les y amener il faut partir de leurs attentes.

    Très basiquement une partie de mon travail consiste à m’assurer que le public ait l’information sur la séance organisée, qu’il s’y intéresse et qu’il vienne. À chaque projection, je m’amuse à regarder qui est dans la salle et je peux dire (dans les grandes lignes) quelle est la ficelle tirée pour faire venir tel ou tel spectateur.

    Au delà des publics dits « cinéphiles », qui seront touchés par des arguments liés aux qualités artistiques du film, nous faisons aussi un grand travail vers des publics qui ne se tourneraient pas forcément naturellement vers le documentaire de création. Si pour certains, aller voir un documentaire c’est alimenter une discussion sur le monde dans lequel nous vivons, pas de souci, j’irai les chercher en leur parlant des thématiques mises en avant par le film.

    Dans mon travail de promotion, je joue volontairement sur ce petit malentendu : je leur parle contenu ; ils se retrouvent face à un bon film. Et ça marche : je reçois régulièrement des retours de spectateurs satisfaits, et étonnés d’être satisfaits. Des spectateurs qui s’attendaient à voir un film qui leur explique ce qu’ils doivent comprendre, et qui d’un coup se retrouvent face à un objet cinéma, et qui se rendent compte que c’est tout à fait instructif également, mais autrement, par la puissance de ce que l’auteur nous donne à voir et à entendre, par ses choix de prise de vue et de mise en scène. Et ces spectateurs, surpris, peuvent en parler avec le réalisateur / la réalisatrice car il / elle est là, avec nous, après son film, pour échanger, pour partager.

    Parfois le public n’est pas au rendez-vous. Cela arrive aussi. Programmer des films documentaires, c’est accepter que malgré l’exigeant travail de promotion et la certitude que ces films transportent, font voyager, donnent du plaisir, nourrissent ceux qui les regardent… ils restent, à de rares exceptions près, moins visibles que les fictions dans les médias et sur nos écrans. Comme spectateurs, nous avons donc moins de possibilités de les découvrir, et par effet de ricochet, ils ont moins de spectateurs.

    Travailler à la diffusion en salle du cinéma documentaire c’est essayer de toucher des publics potentiellement intéressés par le film proposé, créer les conditions nécessaires à la réussite d’une soirée de projection, mais surtout être convaincu du plaisir que les spectateurs présents auront au contact d’un film et lors de la rencontre avec son auteur et se réjouir de cette transmission possible.

  • mars

    Prix Scam 2016 de la Traduction : Anne Cohen Beucher
    Le 30 mars 2017
    Passionnée de langue et de littérature, notamment jeunesse, Anne Cohen-Beucher est devenue traductrice professionnelle. L’excellence de son travail lui a valu le Prix Scam 2016 de la Traduction (...)

    L’hommage du Comité

    « La traduction littéraire de bon aloi ne prospère pas qu’en France. Si bon nombre d’excellents traducteurs belges francophones sont perçus comme des Français, c’est parce qu’une grande majorité publie chez nos voisins.
    Pour la littérature jeunesse, c’est un peu différent. Alice jeunesse notamment est réputé pour ses nombreuses traductions de romans jeunesse. C’est chez cet éditeur perspicace qu’Anne Cohen Beucher publie la majeure partie des ses traductions, parmi lesquelles deux ont obtenu un prix.

    Curieusement, Anne débute sa carrière dans le domaine de la banque et de l’assurance. Elle comprend vite que sa vocation est ailleurs et entreprend en 2007 une formation en langue et traduction (anglais et espagnol) à l’ISTI.
    Diplômée en 2012 elle met aussitôt son talent et ses acquis au service d’une cause qui va lui coller à la peau : transmettre au public des jeunes francophones les très beaux textes de J.J. Jonhson, de Rodrigo Munoz Avia, de Love Maria. Elle travaille aussi pour Bayard et l’École des loisirs, c’est dire qu’en un temps record elle séduit les meilleurs éditeurs jeunesse.
    On parle à la radio (Judaïca, La Première) de l’excellence de ses traductions, Deborah Danblon ne tarit pas d’éloges à ce propos dans Entrez sans frapper.

    Rien d’étonnant à tout cela, cette jeune traductrice débutante fut gratifiée au berceau des meilleurs dons des fées de la traduction : la passion de l’écriture, l’ouverture à l’autre, la générosité communicative, le talent créatif tout simplement.
    Qu’elle soit remerciée pour son magnifique travail de passeuse entre les jeunes de là-bas et ceux d’ici. »
    Françoise Wuilmart

    L’autrice

    C’est après une carrière dans la banque et l’assurance en France d’une bonne dizaine d’années que, rattrapée par sa passion de la littérature et des langues, Anne Cohen Beucher reprend des études de traduction en Belgique, et obtient le Master en Traduction de l’Institut Supérieur de Traducteurs et Interprètes (ISTI) en juin 2012.

    Friande de livres pour enfants (petits et grands), de chocolat et de belgicismes, cette maman de trois garçons s’est spécialisée en traduction littéraire jeunesse de l’anglais et l’espagnol vers le français.
    Membre de l’Association des Traducteurs Littéraires de France (ATLF), elle traduit des romans et des albums jeunesse pour des éditeurs francophones jeunesse tels que Alice Jeunesse, l’École des Loisirs et Bayard, et est aussi lectrice, relectrice/correctrice.

  • On recherche 8 candidat(e)s pour le Comité belge de la Scam
    Le 23 mars 2017
    Le Comité belge de la Scam, ce sont 12 auteurs de toutes les disciplines qui sont élus pour un mandat de 4 ans durant lesquels ils représentent leurs pairs et président aux destinées de la société. 8 (...)

    Vous pouvez télécharger ci-contre la liste des postes à pourvoir.
    Pour être candidat(e), remplissez le bulletin de candidature - à télécharger ci-contre, et adressez-le à Paola Stévenne, présidente du Comité belge de la Scam au plus tard pour le 18 avril 2017
    . par courrier postal au 87 rue du Prince royal, 1050 Buxelles
    . par courriel : ag-scam@scaag-scam scam.bem.be

    Lettre de Paola Stévenne, Présidente du Comité belge de la Scam

    Chère Autrice, cher Auteur,

    Notre Assemblée générale se tiendra le 1er juin 2017.

    Elle devra renouveler cette année 8 des 12 membres du Comité belge de la Scam.

    Huit postes sont à pourvoir pour un mandat de 4 ans,
    . quatre dans le répertoire de l’audiovisuel,
    . trois dans le répertoire de l’écrit
    . un dans le répertoire de la radio.
    Les membres sortants d’un premier mandat sont rééligibles pour un second mandat.

    Pour que vous puissiez en toute connaissance de cause présenter votre candidature, je tiens à rappeler le rôle du Comité, l’engagement et l’investissement moral que représente ce mandat.

    Le Comité belge conseille, avec le délégué général, Frédéric Young, le Conseil d’Administration de la Scam sur la politique générale de la Société pour le territoire belge. Il veille à sa bonne application ensuite.
    Chambre d’écoute des questions qui préoccupent les auteurs au sein de ses différents répertoires, le Comité développe réflexion et actions dans le domaine des droits d’auteur et de la promotion des œuvres. Il est compétent pour toutes les matières liées à l’action culturelle. La présence de tous les membres élus aux réunions du Comité est donc nécessaire et précieuse.

    Le Comité belge de la Scam se réunit environ 6 fois par an pour des séances générales d’environ quatre heures. D’autres réunions sont organisées selon les besoins, notamment pour gérer les dossiers de l’action culturelle (prix, bourses, festivals, projection,…).

    J’espère, par cet appel à candidatures à nos élections, rencontrer votre désir de participer de plus près à la vie de notre Société. Comme nous aimons le rappeler, la Scam est une société d’auteurs gérée par des auteurs élus démocratiquement.
    Frédéric Young, Valérie Josse et moi-même nous tenons à votre disposition pour plus d’informations au sujet de ce bel engagement (tél. : 02 551 03 61).

    Cordialement vôtre,

    Paola Stévenne,
    Présidente du Comité belge

    Documents à télécharger

  • Portez vous candidate ou candidat à l’élection du Comité belge de la SACD
    Le 23 mars 2017
    Le Comité belge de la SACD ce sont 16 auteurs de toutes les disciplines qui sont élus pour un mandat de 4 ans durant lesquels ils représentent leurs pairs et président aux destinées de la société. 6 (...)
    Qu’est-ce que le Comité belge de la SACD et pourquoi en faire partie ? Combien de temps cela prend, qu’y fait-ton et qu’est-ce que cela peut apporter à un auteur ? Réponses en vidéo de trois auteurs membres, Inès Rabadán, Miguel Decleire et Émilie Maquest !

    Lettre d’Inès Rabadán, Présidente du Comité belge de la SACD

    Cher Auteur, Chère Autrice

    Notre Assemblée générale du lundi 29 mai 2017 devra renouveler une partie des 16 membres du Comité belge de la SACD. 6 postes sont à pourvoir pour un mandat de 4 ans :
    . 3 dans le répertoire dramatique-lyrique (théâtre textes et mise en scène, cirque, rue, chorégraphie),
    . 2 dans le répertoire télévision-cinéma,
    . 1 dans le répertoire sonore.
    Pour que vous puissiez présenter votre candidature en toute connaissance de cause, j’aimerais à la fois vous rappeler le rôle du Comité, l’engagement et l’investissement moral que représente ce mandat, et vous dire la joie de faire partie d’une société qui existe par et pour les auteurs et autrices.

    Au sein de la SACD, nous, les auteurs/trices, nous avons les moyens d’agir et de promouvoir nos métiers, notre rôle dans la société, nos œuvres, notre vision d’un monde où la culture n’est pas accessoire et où nous devons être considérés à notre juste valeur de créateurs d’emploi et de producteurs de contenus nouveaux.

    En effet, au Comité, les questions qui préoccupent les auteurs des différents répertoires sont entendues, réfléchies, et transformées en actions dans le domaine des droits DES auteurs, de la gestion des droits d’auteur, et de la promotion des œuvres. Le Comité est également compétent pour toutes les matières liées à l’action culturelle (festivals, bourses, prix, etc.) La présence de tous les membres élus aux réunions du Comité est nécessaire et précieuse. Le Comité belge conseille aussi, avec le délégué général, le Conseil d’administration de la SACD (Paris) sur la politique générale de la Société pour le territoire belge. Il veille ensuite à sa bonne application.

    Le Comité belge de la SACD est composé de 16 auteurs élus par l’Assemblée générale des auteurs résidant en Belgique et qui représentent les répertoires des œuvres dramatiques, de la mise en scène, de l’audiovisuel, du sonore et des nouvelles technologies. Les membres sortants ne sont pas rééligibles aux élections suivantes de façon à garantir un réel renouvellement des élus.

    Le Comité se réunit environ toutes les 6 semaines pour des séances d’environ quatre heures. D’autres réunions sont organisées selon les besoins, notamment pour gérer les dossiers de l’action culturelle, ou pour des actions précises dont nous décidons collectivement.

    J’espère, par cet appel à candidatures à nos élections, vous inciter à participer de plus près à la vie de notre Société : présentez-vous aux élections, et en tous cas votez !

    Si vous vous posez des questions au sujet de cet engagement, n’hésitez pas à nous joindre, Frédéric Young, Valérie Josse ou moi.

    Nous sommes à votre disposition. (tél. : 02 551 03 61).

    A bientôt, amicalement,

    Inès Rabadán, présidente

    Le Comité belge de la SACD

    Les membres sortants :
    . Florent BARAT, Sonore
    . Martine DOYEN, Télévision Cinéma
    . André BUYTAERS, Télévision Cinéma
    . Stéphane ARCAS, Dramatique-lyrique
    . Myriam SADUIS, Mise en scène - Dramatique
    . Miguel DECLEIRE, Dramatique-lyrique
    Les autres membres du Comité :
    . Isabelle BATS, Dramatique-lyrique
    . Ariane BUHBINDER, Dramatique-lyrique
    . Émilie MAQUEST, Dramatique-lyrique
    . Barbara SYLVAIN , Dramatique-lyrique
    . Jean Luc GOOSSENS, Télévision-cinéma
    . Inès RABADÁN, présidente, Télévision-cinéma
    . Valérie LEMAITRE, Multimédia
    . Véronique JADIN, Télévision-cinéma
    . Delphine NOELS, Télévision-cinéma
    . Gabriella KOUTCHOUMOVA, Chorégraphie

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  • Prix Scam 2016 de l’œuvre numérique : Patrick Séverin, pour Les Nouveaux Pauvres
    Le 23 mars 2017
    L’expression « nouveaux pauvres » désigne une catégorie de personnes fragilisées à la suite des mutations économiques, technologiques et sociales s’opérant dans la société. C’est le titre qu’a choisi (...)

    L’œuvre

    Ouvrez les yeux, ils sont partout !
    Les Nouveaux Pauvres est un webdocumentaire mêle fiction, data, témoignages et interactivité pour conduire son audience vers un constat inéluctable : nous sommes la première génération depuis longtemps qui vit moins bien que ses parents.
    La précarisation de la classe moyenne touche des profils très différents, qui ne se reconnaissent pas entre eux comme partageant le même destin.
    Cette individualisation des situations sociales est un des facteurs de fragilisation identifiés par l’enquêteur, qui ne requiert que peu au témoignage direct : les nouveaux pauvres, c’est personne, et potentiellement, c’est tout le monde.

    Création : Patrick Séverin – HorsZone
    Production : Instants Productions et la RTBF
    Sur une initiative du Forum, Bruxelles contre les inégalités
    Avec : Wallimage, le Fonds pour le Journalisme (et d’autres)

    Une websérie à découvrir ici.

    L’hommage du Comité

    « Patrick Séverin a une formation de journaliste. Il s’est tourné vers la réalisation de documentaires et de webdocumentaires, qui bénéficient du regard d’investigateur acquis lors de sa formation. Il a réalisé une première œuvre transmédia en 2014 : Salauds de pauvres !, qui a été très remarquée, remportant de nombreux prix et jouissant d’un écho favorable dans la presse.

    Les Nouveaux Pauvres, l’œuvre récompensée par le prix de l’œuvre numérique de la Scam, prolonge et approfondit l’enquête de Salauds de pauvres !

    Il faut d’abord souligner les moyens investis dans la création : tant le site que les vidéos ont profité d’un soin tout particulier, ce qui permet d’oublier le medium pour se concentrer sur le propos, tout en expérimentant les nombreux atouts du dispositif.

    Ce qui frappe ensuite, c’est la manière dont l’œuvre est pensée : si on peut suivre le fil rouge narratif, rien n’empêche le curieux de butiner de thème en thème, passant d’une séquence vidéo à l’autre en fonction de ses intérêts.

    Enfin, les retours en arrière dans la narration facilitent la compréhension des enjeux liés aux choix qu’on pose : une manière pédagogique et légère de rendre accessible les thèmes plus complexes.

    Bref, Les Nouveaux Pauvres est une œuvre mûre, maîtrisée, qui ne manque pas de deuxième degré et qui marque son explorateur longtemps après l’avoir parcourue. »

    Björn-Olav Dozo

    L’auteur

    Patrick Séverin est concepteur d’expériences transmédia.
    Auteur de grands reportages et de documentaires dans les Territoires occupés palestiniens, au Rwanda ou sur la trace des Roms, il s’est spécialisé dans l’exploration transmédia avec des expériences documentaires telles que BÉNÉVOLES, #SALAUDSDEPAUVRES ou Les Nouveaux Pauvres. Il est également à l’origine de « l’Espace Liberté », un pôle de créativité partiellement dédié aux nouvelles écritures en Belgique francophone.

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  • Prix SACD Chorégraphie 2016 : Ayelen Parolin
    Le 16 mars 2017
    Tête chercheuse de la chorégraphie, elle "ne recule devant aucun obstacle" mais les traverse au contraire "avec détermination et exigence", Le Soir l’a sacrée "nouvelle reine de la danse (...)

    L’hommage du Comité

    « Ayelen Parolin fait un travail en précision et ne recule devant aucun obstacle, elle les traverse avec son équipe avec détermination et exigence.

    Avec Hérétiques, un duo pour deux danseurs et une pianiste, Ayelen plonge dans une écriture de mouvement rigoureusement précise, calculée et obstinée, pour parler du social dans une abstraction amenée jusqu’aux limites du corps.

    En juillet 2016, elle présente au Séoul Arts Center Nativos, sa dernière création, une pièce où elle réactive le matériel chorégraphique d’Hérétiques tout en le confrontant à la culture coréenne, et notamment sa forte tradition chamanique.

    Ayelen est l’une des quatre lauréats de la bourse de recherche décernée par la fondation Pina Bausch pour 2016. Pour mai 2017, elle prépare sa future pièce de groupe, Autochtones prévu pour le KunstenFestivaldesArts à Bruxelles.

    Chorégraphe internationale, elle a présenté son travail en Belgique, en France, au Luxembourg, en Italie, en Espagne, en Finlande, en Allemagne, en Norvège, en Estonie, en Suisse, en Autriche, en Israël, à New York, au Mexique, en Suisse, aux Pays Bas ,en Serbie, en Corée du Sud et en Argentine. »

    Gabriella Koutchoumova

    L’autrice

    Ayelen Parolin est chorégraphe et danseuse. Elle a tout d’abord créé le solo autobiographique 25.06.76. Avec Troupeau/Rebaño, elle se confronte à l’animal en chacun de nous, et avec la pièce SMS and Love, elle questionne la féminité et ses dynamiques de groupe.

    Dans DAVID, elle contemple la figure masculine à travers une exploration sensorielle et une déconstruction des clichés d’un canon : le David de Michel Ange. Avec Hérétiques, duo pour danseurs (et une pianiste-compositrice), elle plonge dans une écriture de mouvement rigoureusement précise, calculée et obstinée, pour parler du social dans une abstraction amenée jusqu’aux limites du corps.

    Elle se centre enfin sur la/les femme(s), avec le duo Exotic World (commande du Théâtre National et de la SACD), le solo La Esclava, et avec sa future pièce de groupe, Autoctonos, prévue pour 2017.

  • Prix SACD découverte Spectacle Vivant 2016 : Adeline Rosenstein, pour décris-ravage
    Le 2 mars 2017
    Son spectacle érudit et passionnant, drôle et édifiant, intelligent et d’une efficacité redoutable a conquis le Comité belge de la SACD qui a souhaité lui remettre un prix découverte - spectacle vivant (...)

    L’œuvre : décris-ravage – spectacle documentaire consacré à la question de la Palestine depuis 1799

    Avec cinq comédiens sans ornement et dépourvus d’artifice, décris-ravage donne à voir une traversée historique et sémantique de la question palestinienne, dans un détournement brillant de la conférence-spectacle. À la fois érudit, impertinent et ludique, le spectacle mêle savoir et fiction en un feuilleton passionnant couvrant la période historique de 1799 à 1908.

    Souvent Adeline Rosenstein est derrière son pupitre, nous communiquant ce qu’elle a pu rassembler et comprendre, elle laisse aussi la scène à ses acteurs pour des saynètes, issues entre autres de pièces arabes ou de témoignages, qui reconstruisent autrement dans l’espace les questions qu’elle pose et se pose.

    Textes écrits ou recueillis et mis en scène par : Adeline Rosenstein
    Avec : Olindo Bolzan, Léa Drouet, Isabelle Nouzha, Céline Ohrel / Thibault Wenger, Adeline Rosenstein
    Espace : Yvonne Harder
    Lumières : Caspar Langhoff
    Création sonore : Andrea Neumann
    Regards scientifiques : Jean-Michel Chaumont, Henry Laurens, Julia Strutz, Tania Zittoun
    Production : Leïla Di Gregorio

    A voir : le teaser du spectacle.

    L’hommage du Comité

    « On dirait un croisement entre Zouc et Mary Poppins, entre Wonder Woman et Gertrude Stein, une Antigone qui se serait ravisée pour aller déterrer dans les bibliothèques les paroles des morts

    elle prend tout à contre-pied, se permet une conférence qui bannit toute illustration, une pièce de théâtre à épisodes beaucoup trop longue, du documentaire en recomposition permanente, elle vise toujours à côté et elle fait mouche à chaque fois

    elle et les membres du gang hétéroclite qui l’entoure, et qui rythment des paysages de gestes, reconstituent les débats exhumés, redessinent sur l’eau du plateau l’histoire d’une Palestine inconnue, Napoléon, les Ottomans, les Anglais et les Français, la Guerre des Six Jours

    elle nous plonge dans l’effroi, mais c’est celui de notre ignorance son discours est toujours lui-même une mise en perspective du discours, y compris du sien

    une pédagogue iconoclaste, au sens propre du terme, une bousilleuse d’images en place, qui par ses lapidations flasques redonne sa place à la parole et à la pensée

    à en pleurer de rire

    elle avance comme une funambule, une tronçonneuse dans chaque main

    et aucun mur ne lui résiste

    Adeline Rosenstein

    et son projet décris-ravage »

    Miguel Decleire

    L’autrice

    Depuis 2003, Adeline Rosenstein développe un travail de création documentaire. Basées essentiellement sur des entretiens et du matériau factuel produit par des universitaires, ses pièces traitent de sujets aussi divers que la main-d’œuvre masculine d’Europe de l’Est à Berlin, les exilés juifs allemands en Argentine pendant la dernière dictature ou l’histoire des discours d’experts sur la traite des femmes. Elle est également active dans le domaine associatif où elle réalise des ateliers radiophoniques avec des femmes en alphabétisation, et collabore avec d’autres artistes en tant que comédienne, dramaturge et traductrice.

  • février

    Prix Scam 2016 de consécration littéraire : Laurence Vielle
    Le 23 février 2017
    Diseuse de mots, poétesse de l’oralité, exploratrice de la langue, elle a une voix unique qui nous rappelle aussi que la poésie, vivante et vivace, a une force d’insurrection. Laurence Vielle est (...)

    L’hommage du Comité

    « Laurence Vielle c’est du feu. À la scène, en radio, avec ses recueils dits « booklegs » chez Maelström, ses titres désinvoltes : Zébuth ou l’histoire ceinte, État de marche, Du Coq à Lasne, Ouf ou encore Dame en fragments, ce qui lui va fort bien en cette année où, Poète nationale, elle fait écho, jour après jour, aux éclats du monde.

    Ses textes disent les fêlures et la force, la lutte et la métamorphose, la lumière et le rire. Son être acrobate, son intelligence musicale n’arrêtent pas de donner forme à nos existences, aux révoltes et aux espoirs, à notre besoin de protection.

    Laurence Vielle, notre fifre au combat, notre cantinière par grande soif, a déjà été décorée, genre Académie Charles Cros. Mais elle ne se repose pas sur ses lauriers, au contraire : ses mots courent, volent sans relâche, pleins de folie et de gravité. Et on la suit… »

    Caroline Lamarche

    L’autrice

    Laurence Vielle est une poétesse et comédienne belge de langue française. Elle écrit-dit : pour elle, la poésie est oralité. Elle aime dire les mots, les faire sonner, les scander, les rythmer. Elle écrit pour la scène, pour la radio, toujours pour l’oreille… Elle se définit comme une glaneuse de mots, les mots des autres et les siens. Ce sont ses tambours, elle tente d’y accorder son cœur.

    Claude Guerre dit à son sujet : « Laurence Vielle ne manque pas de souffle. Elle court dans les trains, elle marche sur la terre. Elle cavale les mots, elle fréquente assidûment. Elle écrit par vivre. Elle vit par écrire. Elle vit tout court, naturellement. Mais tout aussi naturellement, elle écrit court aussi. Elle n’écrit pas finalement. Elle ne cherche pas à écrire, comme disait l’autre : elle trouve. Elle est là avec sa chronique à la main-bouche : dire, oraliser, chanter, remuer les nerfs et les ventres, emplir les esprits et les âmes, pénétrer et ravir, transformer, illuminer.

    C’est une philosophe de la rue. La poésie qui refuse d’être un quelconque décor embellissement du monde affreux. La poésie qui pense le monde en s’amusant de lui. La poésie qui ne s’évacue pas dans la tour d’ivoire. La poésie qui travaille d’arrache-pied sa texture vocale, sa densité de communication, sa vaillance devant les salles d’yeux et d’oreilles attentives. »

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