Ce critère n’est pas défini dans notre loi, sauf pour ce qui concerne les photographies, les bases de données et les programmes d’ordinateur.

Selon la doctrine et la jurisprudence, il doit s’agir d’une création marquée par la personnalité de son auteur. L’œuvre doit porter l’empreinte personnelle de l’auteur.

La création doit donc dépasser ce qui est purement banal.

L’auteur doit être en mesure de démontrer qu’il a effectué des choix personnels, qui témoignent d’un point de vue personnel de l’auteur (à titre d’exemple, en matière de photographie : le photographe doit être capable de justifier le choix de l’angle de vue, de l’objectif, de la lumière etc…).

A contrario, une œuvre dont la forme est purement déterminée par des exigences techniques ne pourra pas être protégée par le droit d’auteur.

Dans l’appréciation de l’originalité, il n’est pas tenu compte de la valeur artistique ou esthétique de la création.

Il n’est pas plus tenu compte de l’importance de l’effort ; une création peut être le résultat d’années de travail ou de quelques minutes de travail.

En outre, une création ne doit pas être nouvelle. Sur base d’une idée existante, on peut réaliser une création originale. Il n’y a donc pas de condition de nouveauté.

Exemples d’œuvres ayant été considérées comme originales

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