Devant la multiplication des procédés d’exploitation, la complexité grandissante des procédés techniques utilisés, la gestion individuelle des œuvres par leurs auteurs est devenue pratiquement impossible. La perception et la répartition des droits générés par les exploitations des œuvres artistiques s’opère aujourd’hui en bonne partie par le truchement de la gestion collective.

Cette gestion collective peut être volontaire (en matière d’édition ou de spectacle vivant par exemple). Un auteur estime être plus libre, mieux rémunéré ou efficacement conseillé en devenant membre d’une société d’auteurs.

La gestion collective peut également être obligatoire, dans certains cas prévus par la Loi (chaînes de radio et télévision, diffusion audiovisuelle par câble, reprographie, copie privée, prêt public ou droit de suite), soit sur la base d’une adhésion, soit sur la base d’un mandat donné à une société d’auteur.

Elle peut aussi tout simplement être indispensable en pratique. C’est notamment le cas lorsqu’une œuvre est exploitée dans plusieurs pays étrangers.

La SACD et la SCAM sont donc avant tout des sociétés de gestion collective qui ont pour mission de percevoir et répartir les droits d’auteur, selon des règles qui diffèrent en fonction des répertoires : arts de la scène, audiovisuel, radio, littérature, BD et illustration

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