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  • 2015

    décembre

    Vous avez un projet de livre ? Présentez-le au PechaKucha de la Foire du Livre !
    Le 21 décembre 2015
    La SACD et la Scam poursuivent leur partenariat avec la Foire du Livre de Bruxelles et y organisent une séance de présentation de projets en utilisant la dynamique du PechaKucha. La séance aura lieu (...)

    Pitcher un projet d’édition

    Le PechaKucha  ? Il s’agit d’un concept de présentation de projets né au Japon (PechaKucha signifie bla-bla en japonais) : 20 images projetées pendant 20 secondes chacune, soit 6 minutes 40 secondes très précisément, le temps d’esquisser une idée, partager un univers graphique, raconter une histoire…
    Cette séance est ouverte à tous les auteurs – écrivains, illustrateurs, essayistes, poètes ou auteurs BD – ayant un projet à présenter (au public, à un éditeur, à des partenaires…). La Foire du Livre et la Maison des Auteurs inviteront pour cela un public de professionnels. Le concept du PechaKucha s’est révélé un outil idéal tant pour les auteurs ayant des projets à pitcher que pour les professionnels venus les découvrir.
    PechaKucha est organisé en Belgique par Alok Nandi. http://pechakucha.architempo.net.

    Informations pratiques et modalités de candidature

    La séance aura lieu le dimanche 21 février à 17h00.
    Pour y participer, merci de bien vouloir nous envoyer un dossier comprenant :
    - Une lettre de motivation précisant le stade de développement de votre projet et le type de partenaire recherché
    - Une présentation du projet à pitcher, et un échantillon des images que vous souhaiteriez montrer
    - Votre CV et bibliographie.
    Les candidatures sont à envoyer avant le 1er février à l’adresse actionculturelle sacd-scam.be.
    N’hésitez pas à nous écrire pour toute question.

    Liens utiles

  • Vous avez un projet d’animation ? Venez le pitcher à Anima !
    Le 17 décembre 2015
    La SACD et la Scam poursuivent leur partenariat avec le Festival Anima et y organisent, pour leurs auteurs, une séance de pitching, ou « pitchnettes ». La séance aura lieu le vendredi 12 février à (...)

    Les Pitchnettes ?

    Chaque auteur vient pitcher son projet devant un professionnel du secteur invité en fonction du profil et des besoins de l’auteur, et qui lui proposera des conseils et un accompagnement personnalisé afin de donner un « coup de pouce » au développement du projet.
    Après une première phase de rencontres individuelles, un déjeuner réunira pitcheurs et professionnels pour une mise en commun et un échange d’idées dans un moment convivial.

    Venez pitcher votre projet d’animation !

    Cette séance est ouverte à tous les auteurs – animateurs, illustrateurs ou auteurs BD – ayant un projet d’animation en développement et qui recherchent des partenaires (producteur, diffuseur, réalisateur, développeur…) ou un accompagnement. Une attention particulière sera portée aux projets transmédia et de nouvelles écritures. Le Festival Anima, la SACD et la Scam invitent des professionnels (auteurs, réalisateurs, producteurs) qui écouteront et coacheront les auteurs.

    Testé l’an dernier, le concept des « pitchenettes » s’est révélé un outil idéal tant pour les auteurs ayant des projets à présenter que pour les professionnels venus les découvrir.

    La séance sera suivie des Rencontres de la Webcréation #5, consacrées à l’animation et à la BD, organisées le Pôle Écritures/Développement de la Maison des Auteurs, Aura Films, le PILEn et la SACD/Scam.

    Informations pratiques et modalités de candidature

    La séance aura lieu le vendredi 12 février à 12h00, à Flagey.
    Pour y participer, merci de bien vouloir nous envoyer un dossier comprenant :
    - Une lettre de motivation précisant le stade de développement de votre projet et votre besoin en accompagnement,
    - Une présentation du projet à pitcher,
    - Votre CV et filmographie.
    Les candidatures sont à envoyer avant le 28 janvier à l’adresse actionculturelle sacd-scam.be.
    N’hésitez pas à nous écrire pour toute question.

    © image : Sue Doeksen.

  • Auteurs Scam en Live magazine
    Le 10 décembre 2015
    Après San Francisco et Paris, Live Magazine se lance à Bruxelles. Des journalistes et des auteurs montent sur scène et s’approprient les rubriques d’une revue vivante sous forme de récits (...)

    Live Magazine, c’est un journal vivant sans papier ni écran. Des auteurs, journalistes, photographes et réalisateurs viennent raconter des histoires (vraies) sur une scène, face au public. Des rubriques, un sommaire. 6 minutes par récit. 100 minutes en tout.

    Le spectacle est à vivre en direct : pas de programme à l’avance, pas de captation, zéro replay. Récits et performances seront à saisir dans l’instant… Ou jamais.

    En mettant les auteurs sur scène, Live Magazine redonne toute leur puissance aux histoires vraies, à leur capacité à captiver et à transmettre de l’émotion.

    C’est pour cette raison que la Scam Belgique, après la Scam France, soutient le Live Magazine et particulièrement, en ce qui nous concerne, cette première édition à Bruxelles lancée par Ariane Papeians. 7 auteurs Scam sont parrainés, mais, silence ! Le secret sur le sommaire et les participants fait partie de l’aventure.

    Pour la partager, ce sera à BOZAR, salle M, le mercredi 13 janvier à 20h. Vous pouvez réserver ici.

  • De applaus man : Prix découverte Scam 2015
    Le 2 décembre 2015
    Le jury du Festival du Film sur l’Art a décerné le Prix découverte Scam 2015 à De Applaus man de Ruben Vermeersch. Le Prix du Film sur l’Art a été décerné à La seconde Fugue d’Arthur Rimbaud de Patrick (...)

    Lauréats

    Le jury du Festival du Film sur l’Art, composé de Guy Duplat, chroniqueur de l’art à La Libre Belgique, Marie-Françoise Plissart, photographe et réalisatrice, et Pascale Raynaud, responsable de l’auditorium et du fonds des films sur l’art au Louvre a décerné le Prix découverte Scam 2015 à De applaus man, "un documentaire qui est une fiction drôle et singulière mais sur un syndrome bien réel de l’art : la tyrannie et l’addiction des applaudissements et de la reconnaissance."

    Le Prix du Film sur l’Art a été remis à La seconde Fugue d’Arthur Rimbaud de Patrick Taliercio et une Mention spéciale est allée au documentaire de Marianne Lambert I don’t belong anywhere, le cinéma de Chantal Akerman. Concernant La seconde fugue, le jury "salue l’audace du sujet et l’originalité du traitement. Le film montre la poésie subversive d’une région belge touchée autant par la crise que par la grâce." La Mention reconnait dans le documentaire de Marianne Lambert un "film (qui) parvient à exprimer de manière très sensible la douloureuse création d’une de nos plus grandes artistes."

    Ruben Vermeersch portraitiste

    Pour mieux cerner le Prix découverte Scam, on peut se remettre en mémoire que le réalisateur, Ruben Vermeersch, se dédie à l’art du portrait, soutenu par une photographie heurtée qui rappelle parfois les clichés de Nan Goldin. Son premier documentaire, co-réalisé avec Sandra Munyanshoza, Fate on wheels, nous pose sur le siège passager d’un chauffeur de taxi cairote. Lumières saturées et prises sur le vif "ambiancent" le monologue du conducteur qui déroule sa vie au long des avenues saturées. Comme dans les films suivants de Ruben Vermeersch, l’homme révèle ses failles dans une dramaturgie maelström : à mesure que l’on plonge dans son histoire, la violence du destin et l’addiction se révèlent, jusqu’au noyau noir et incorruptible de l’homme, ce je-ne-sais-quoi qui lui permet de tenir dans une vie menée à l’arrache. Le court documentaire, à voir ici, définit une narration et un style visuel.

    S’enraciner (dans une esthétique)

    En collaboration avec Lennart Stuyck, Ruben Vermeersch réalise par la suite What about Eric ?, une même plongée tournoyante dans la vie d’Eric Kabongo, un jeune belge congolais, qui rêve d’être musicien mais dont l’ambition s’écrase sans cesse sur un réel de fer. On voit le personnage libérer ses frustrations à poings nus, se reconstruire, décider "d’appartenir". Une seule scène, centrale, qui suit Eric et ses amis à l’hippodrome, vaudrait projection en boucle à la face de chacun de ceux qui ont articulé un jour les mots : "Ils ne veulent pas s’intégrer." La violence du racisme ordinaire éclabousse la caméra alors que les trois sappeurs traversent les allées du champ de course avec l’élégance des derniers dandys. Les rapides changements de grimace lorsque les spectateurs découvrent la caméra par dessus l’épaule du trio témoignent de l’image lisse que tiennent à donner "ceux qui ne sont pas racistes". Mais le témoignage est implacable. De "le carnaval n’est pas fini ?" à "rentrez chez vous !" (ils y sont et parlent un néerlandais fluide), c’est toute la sarabande du mépris qui finira dans le sang. La scène vaudra aux deux réalisateurs, interrogés sur TV Brussel, la question éthique qui poursuit journalistes et documentaristes : pourquoi ne pas être intervenus lors de la bagarre finale ? Pour ne pas altérer la valeur du témoignage, diront-ils. A la suite du court, dont on peut visionner le trailer, Ruben Vermeersch tournera un clip sur une chanson d’Eric Kabongo, alias Krazy-E.

    De applaus man

    De applaus man déroule la même dramaturgie, à une différence près : la logique et l’addiction du personnage décalé le mènent à l’hôpital psychiatrique puis à sa fin. Le film a les qualités de ses prédécesseurs : empathie pour le personnage jusqu’au-boutiste, tendresse pour sa curieuse manie, observation de la violence que le décalage provoque, deuil de l’illusion que de tels êtres, brandissant leur idéal d’accomplissement, puissent le réaliser sans dommages.

    Warholien (le fameux quart d’heure de gloire), le film documente les actions d’Antoon De Pauw, l’homme qui, entre 1993 et 1996, se glisse 54 fois sur les scènes flamandes pour recevoir les applaudissements adressés à d’autres : Helmut Loti, une compagnie de danse, un orchestre symphonique, un groupe rock (de Sportpaleis, man !). Un jeune cameraman le suit, épris de l’idée qu’il dénonce la société du spectacle. L’humour sous-jacent (truculente scène de la naissance de l’addiction aux applaudissements), la sympathie inspirée par le personnage, un "Robin des Bois" qui revendique pour tout un chacun le droit à la standing ovation, préparent la chute. Lyrique, le personnage décrit "ce moment entre la dernière note et le premier applaudissement, ce silence…" Le jury a couronné cela aussi, l’éternelle soif de reconnaissance de l’artiste, accordant à Antoon de Pauw le statut d’une métaphore.

  • novembre

    Médor, le deep journalisme citoyen
    Le 26 novembre 2015
    Médor était presque en kiosque… Une décision judiciaire nous en a temporairement privé. Il nous a semblé intéressant, dans ce contexte, de vous livrer un article documentant sous forme d’entretien la (...)

    Réinvention

    Médor c’est un magazine trimestriel coopératif belge d’enquêtes et de récits, mais c’est avant tout une nouvelle manière de penser le journalisme et de construire l’information : créer des conditions de travail qui permettent d’aller au fond des choses, librement, de façon indépendante. C’est la réinvention d’un écosystème médiatique neuf, l’organisation de la survie de la presse, la garantie d’une rémunération décente.

    Alexandre Leray, graphiste, m’explique de quelle manière l’expérience a pris forme. "La nécessité de réinventer la presse existe bel et bien, me dit-il. Nous voulions réagir au manque de temps, de moyens, à la nécessité de produire pour le Web sans contrepartie, aux cessions complètes de droits d’auteur. C’est soit ça, soit arrêter l’activité. Il peut y avoir des variations entre les journaux, mais nous revenions toujours aux questions des conditions de travail et au fait que la presse est déficitaire. La proximité d’intérêts entre la publicité et la presse pose aussi question. Le « slow journalisme » tend à disparaître avec le temps d’aller au bout des sujets.

    Chez Médor, nous sommes pour la plupart indépendants et travaillons dans la presse traditionnelle par ailleurs. L’idéal du journal serait que les journalistes n’aient plus à recourir à des activités extra-journalistiques pour survivre. Nous espérons que l’enveloppe allouée nous constituera un salaire décent, même si nous resterons loin de l’enrichissement personnel. Une des règles que les coopérateurs se sont fixées, c’est de refuser le bénévolat. Malgré tout, une grande partie du travail reste bénévole, la nature du travail rétribué reste à préciser, de nombreux choses restent imprévues dans le plan financier. Nous essayons de limiter cet état de fait, mais la situation est difficile. L’Association des Journalistes Professionnels fixe des barèmes pour les piges. Même s’il s’agit d’un barème recommandé déjà supérieur à la réalité des pratiques, nous estimons que pour faire le travail de façon correcte, il faut deux fois et demie à trois fois le tarif de l’AJP.

    Construire des alternatives

    Face à un problème structurel, nous voulons apporter une réponse structurelle, proposer et construire des alternatives. Notre réflexion sur les conditions de travail englobe les gens qui vont travailler sur Médor, mais aussi autour. Nous avons refusé de travailler avec des imprimeurs étrangers soumis à des exigences qui ne seraient pas satisfaisantes pour nous-mêmes. Nous pensons aux aspects de la livraison, du routage, nous prenons en compte les aspects écologiques en optant autant que possible pour le vélo. Nous menons une pensée globale autour du système.

    Je me fais cette idée des outils : pas uniquement conçus comme des moyens de parvenir à un but mais aussi de penser, de s’interroger et de s’organiser. Nous utilisons les réseaux sociaux ou les logiciels libres et open source, par exemple. Nous testons différentes modalités de fonctionnement comme la sociocratie, la démocratie, l’holacratie, de façon empirique. Certaines choses marchent, d’autres moins mais nous voulons être proactifs. Nous cherchons des méthodes et des processus de résolution.

    Idée collective

    Les premières discussions autour du projet datent d’il y a trois ans. À l’été 2013, le groupe n’était pas tout à fait formé. Nous pensions Médor comme une idée collective. Le cercle s’est agrandi par le bouche à oreilles, associant différents corps de métier. En juin 2014, nous avons lancé la coopérative et sommes passés chez le notaire. Après deux ans de gestation, l’élaboration du plan financier et des statuts était bien avancée.

    Nous voulions nous assurer de l’indépendance du projet afin que l’esprit ne soit pas perverti après quelques années. La réflexion s’est nourrie de l’histoire d’autres structures. Nous ne voulions pas d’une fausse coopérative limitée aux 17 fondateurs. Il fallait aussi impliquer les lecteurs en trouvant une bonne balance pour ne pas perdre le contrôle, respecter les compétences des auteurs, empêcher que le contenu éditorial nous soit dicté.

    Modèle économique

    Le modèle économique est le nerf de la guerre. Nous avons constitué un plan financier sur trois ans. Comme préalable, avant le premier numéro, il nous fallait 3800 abonnés pour assurer la pérennité du projet et payer correctement les auteurs. Nous sommes partis du format de l’objet idéal que nous voulions obtenir, ainsi que du contenu dans les grandes lignes et nous avons créé le chemin pour y arriver. Ce plan ne nous permettra pas d’être présents directement sur le Web, car nous visions un objet papier. Nous préférons parler de « deep journalisme » que de « slow journalisme ». Ce n’est pas tant la lenteur qui a de la valeur, que prendre le temps d’approfondir les sujets. Pour nous, il existait trois canaux complémentaires de financement : les dons, l’achat ou l’investissement.

    Avec le crowdfunding, nous avions pour objectif d’atteindre 10.000 euros. Ce montant était presque marginal sur le budget prévisionnel total de Médor qui est d’environ 240.000 euros sur un an. Les 10.000 euros ont été dépassés grâce à la plateforme KissKissBankBank. L’idée était presque davantage de rencontrer une partie de notre public, d’être visibles, que de collecter des fonds. Ç’a a été une première vitrine qui a financé le travail préliminaire : création du site web, travail de communication. Cela nous a fait connaître, nous sommes entrés en contact avec une grande partie du lectorat, ça a été très positif.

    Viennent ensuite les dons et le pré-abonnement. Nous avons dépassé les 1.300 abonnés sans atteindre les 3.800 visés. Cet objectif était véritablement très ambitieux pour un pays comme la Belgique. Nous allons donc continuer l’appel à pré-abonnement et tabler sur des ventes en librairie en réfléchissant à une manière de nouer un vrai partenariat. Nous devons valoriser cette relation entre les libraires et nous. Quelques points de vente bénévoles, comme des centres culturels, vont également relayer notre publication. Il est enfin possible de prendre des parts dans la coopérative.

    Écho citoyen

    Un autre principe fondateur, c’est notre attachement au fait que Médor soit belge. Nous voulons travailler là où nous vivons. Nous pensons qu’il y a un déficit d’information sur ce qui nous entoure. Avant d’aller à l’extérieur, nous voulons nous concentrer sur notre pays. Nous sommes aussi nettement plus proches de notre lectorat sur un territoire aussi petit que si nous étions en France. Le fait que nous ayons atteint aujourd’hui le nombre de 1.300 abonnés et environ 500 coopérateurs, que plus d’une centaine d’entre eux se soient déplacés le 23 mai, un samedi, à l’Assemblée Générale aux Halles de Schaerbeek, c’est assez fort ! Ça montre que les attentes existent, qu’il y a un écho citoyen dans les revendications que nous portons. Ce projet est porteur de beaucoup d’espoirs."

  • Filmer à tout prix : prix Scam et autres prix
    Le 12 novembre 2015
    Le Palmarès 2015 du Festival Filmer à tout prix est désormais connu. Alors que la Scam se penche sur la situation des documentaristes avec une enquête approfondie et un atelier : Filmer à quel prix (...)

    Le Festival Filmer à tout prix s’est clôturé sur un palmarès belge et international. Pour les longs métrages belges, le jury était composé de Victor Paz Morandeira (journaliste, Espagne), Gustavo Beck (producteur et programmateur, Brésil) et Chantal Steinberg (directrice de l’École Documentaire de Lussas, France).

    Le Prix du Jury, attribué par la Scam, est allé à Sophie Bruneau pour La corde du diable. Film de dispositif, de glissements, La corde du diable met à l’œuvre toutes les ressources du documentaire pour tirer du fil barbelé, cet objet de clôture, les métaphores et les conclusions qui s’imposent : à tout enfermer la vie déserte le champ.

    Le Grand Prix du Jury a été à Kosmos de Ruben Desiere. Tourné au Gesù, un temps plus grand squatt d’Europe, basé sur le roman Cosmos de Witold Gombrowicz, le film était destiné à être une fiction, mais la menace de l’expulsion l’a rendu poreux à la réalité.

    Le Prix Cinéart a été décerné à Anne Schiltz et Charlotte Grégoire pour Bureau de chômage, un film également présenté dans le cadre du WE du Doc.

    Le Prix de la Quadrature du Cercle distingue Killing Time, entre deux fronts de Lydie Wisshaut-Claudel. Comme tue-t-on le temps entre deux combats ?

    Le Prix du regard Bruxellois couronne Zone Zéro de Farzad Moloudi. Sur le même sujet que Kosmos, Zone Zero aborde le squat du Gesù, cet environnement « rude et provoquant » pour y trouver des réponses : est-il possible de construire une société équitable dans une sorte de "no man’s land" abstrait, basé entre autres sur la liberté individuelle ?

    Mentionnons également le Prix du court-métrage belge attribué par le Studio l’Equipe à Yaar de Simon Coulibaly Gillard, un travail plastique sur lequel nous nous pencherons dans le futur Bilan des Auteurs.

    Le festival a également tenu à rendre hommage à la cinéaste Chantal Akerman, disparue brutalement le 5 octobre dernier en présentant le documentaire I don’t belong anywhere de Marianne Lambert (membre du jury court métrage) et le film inédit de Gustavo Beck (membre du jury long métrage belge) Chantal Akerman, de cá.

  • WE du doc : la Scam présente
    Le 12 novembre 2015
    Lors du WE du Doc, qui se tiendra du 19 au 22 novembre 2015, la Scam offrent des bourses aux auteurs qui souhaitent présenter leur film et débattre avec le public. Farandole de trailers de (...)

    Le Week-end du Doc

    Créé en 2013 à l’initiative du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel, le Week-end du Doc ambitionne de valoriser le cinéma documentaire belge francophone dans un esprit de convivialité. L’édition 2015 se tiendra du 19 au 22 novembre : d’ores et déjà les opérateurs participants vous donnent rendez-vous à Bruxelles et en Wallonie autour d’une programmation touffue.

    La Scam soutient cette initiative en permettant aux structures qui en font la demande d’inviter l’auteur à présenter et à débattre autour de son œuvre. Sur les pas de leurs réalisateurs, un florilège d’œuvres à découvrir.

    Ne manquez pas

    Les auteurs soutenus par la Scam lors de cette édition émerveillent par leur profondeur formelle, leur patience, leur empathie. Ils se glissent dans des lieux à priori inhospitaliers pour en tirer une vérité sociétale (La Nef des fous, Bureau de chômage), réfléchissent la mémoire et la mort véhiculées par les images d’archives (Mort à Vignole), réflexions parfois étayées par une véritable enquête (S’enfuir, Que sont-ils devenus ? Nos rêves, La part de l’ombre). Le destin des autres, des aypiques (La peau de l’autre), des engagés (Les liberterres), des démunis (Do the Writing) les appelle et nous questionne.

    Au Centre Culturel de Tubize
    Joachim Thôme présente S’enfuir, trailer : https://vimeo.com/105705345

    Albert Huybrechts est un compositeur belge né en 1899. Prisonnier de ses origines prolétaires et d’une famille aliénante, la musique fut son salut, sa fuite. Sa mort prématurée à 38 ans ne lui laissa que peu de temps pour faire entendre ses compositions, pourtant magistrales. Aujourd’hui, on redécouvre son œuvre et sa vie singulière, comme une lettre qui aurait glissé sous un meuble.
    À partir d’un témoignage écrit par le frère du compositeur, le film développe une forme libre, mélange de voix, de musique, d’inventions et de réel. S’ensuit une plongée troublante et émouvante dans l’intimité d’un des plus grands artistes belges du XXème siècle.

    Au Centre Culturel d’Eghezée
    Olivier Smolders présente La part de l’ombre*, trailer : https://vimeo.com/82776781 et Mort à Vignole** : https://www.youtube.com/watch?v=QhzTpkt-7E4 (entier)

    * Le jour du vernissage d’une importante exposition de ses œuvres, le 4 janvier 1944, le photographe Oskar Benedek disparaît sans explication. Plus de soixante ans plus tard, une enquête met au jour son étrange histoire.

    ** À l’occasion d’un film de famille tourné à Venise, un cinéaste interroge la façon dont les images familiales interviennent dans les histoires d’amour et de mort.

    Paul-Jean Vrancken présente Les liberterres, trailer : http://www.lesliberterres.com/#trailer

    Les Liberterres suit le parcours de 4 paysans qui ont tourné le dos, définitivement, aux méthodes de l’agriculture conventionnelle. Rebelles et passionnés, ils résistent à tous ceux qui veulent sonner le glas de leur liberté. En contrepoint, des archives nous font voyager en noir et blanc dans une époque où la Science, croyait–on, allait définitivement sauver le monde de la faim et de la malnutrition. Des paysages d’Europe et d’Afrique aux 4 saisons, des personnages émouvants et provocants, des histoires qui s’entrecroisent pour parler un seul langage : la terre libérée.

    Au PointCulture de Charleroi

    Valérie Vanhoutvinck présente Do the writing, trailer : https://vimeo.com/65886122

    Do the Writing rencontre Mohamed Moussaoui, écrivain public et met en lumière différents aspects de sa pratique. Le film s’attache à suivre les journées et activités de Mohamed dans le cadre des permanences et ateliers d’écriture qu’il anime dans la région de Charleroi en Belgique.

    Au Centre culturel de Genappe

    Faïza Boumedian présente Que sont-ils devenus ? Nos rêves , trailer : https://vimeo.com/95512971

    Que sont-ils devenus ?…
    Ces trois gamins d’origine marocaine qui témoignent, dans des archives de 1970, de ce qu’ils souhaitent devenir plus tard. Leurs réponses sont pleines d’espoirs et de projets. L’un voudrait devenir ingénieur, l’autre électricien et le troisième travailler dans un bureau. Mais que sont-ils devenus aujourd’hui ? Après une longue enquête, la réalisatrice Faïza Boumedian, marocaine d’origine, est allée avec une caméra à la rencontre de ces trois hommes, et de leur vie pleine d’embûches, de tourments et de déception.

    Au PointCulture de l’ULB

    Éric d’Agostino présente La Nef des fous, trailer : https://vimeo.com/109110223

    Ils ont commis des actes graves, délictueux ou criminels. La justice les a jugés irresponsables de leurs actes au moment des faits. Ils sont internés et incarcérés pour une durée indéterminée entre les murs de l’annexe psychiatrique de la prison de Forest. La nef des fous nous plonge au cœur de cellules où l’humanité semble avoir été oubliée. En confiance, les détenus se révèlent et nous livrent leurs espoirs plus ou moins réalistes d’être libérés un jour…

    Au PointCulture de Bruxelles

    Yves Mora présente La peau de l’autre, trailer : https://www.youtube.com/watch?v=vtb0t9dsBlk

    Pour Jef et Kostek, artistes-tatoueurs, tatoueurs-artistes, le tatouage est bien plus que de laisser des aiguilles encrées sillonner les corps. Ils créent un pont entre le monde de l’art et la vie quotidienne, réinventant les rapports à l’autre, les rapports au corps et entre les corps. Ainsi, ils répandent à travers le monde une fresque singulière, de peau en peau, passeurs de rêves et de libertés. Le film suit les traces d’une œuvre d’art nomade gravée sur la peau, une découverte intensément humaine. Tourné à Bruxelles, Berlin, Paris, Lyon, Strasbourg, Athènes, Prague, Oslo, Bergen, Stockholm…

    Cinéma Plaza, Mons et Cinéma Aventure, Bruxelles

    Charlotte Grégoire et Anne Schiltz présentent Bureau de chômage, trailer : https://vimeo.com/141417524

    Une administration, des bureaux cloisonnés, des personnes assises en vis-à-vis. D’un côté de la table, des chômeurs. De l’autre, des contrôleurs. L’enjeu des entretiens : le maintien des allocations de chômage. S’y opposent la rigidité de la procédure à la singularité des hommes et des femmes qui y sont soumis. La vie, leur vie, est un tissu d’histoires. Le film interroge le sens du travail aujourd’hui, et ce, dans un monde où l’emploi est de plus en plus précaire, où l’insécurité des travailleurs et des chômeurs est de plus en plus grande, où le modèle de l’Etat-Providence se réduit comme peau de chagrin.

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  • octobre

    Ayerdhal, vers les étoiles
    Le 29 octobre 2015
    Deux fois lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire, couronné du Prix Cyrano pour l’ensemble de son œuvre, l’auteur des Étoiles mourantes les a rejointes. Ayerdhal nous a quittés. La science-fiction perd un (...)

    "Il fait blanc partout, mais la mort est blanche, je le sais depuis plus de deux ans." Ainsi écrivait Ayerdhal dans la préface d’Histrion, en hommage à Frank Herbert, décédé du cancer, le même crabe qui emporta l’écrivain - il a tenu ses lecteurs informés des progrès de sa maladie au fil des réseaux sociaux, manière de partager l’humanité, de ne pas se croire d’une autre planète, lui qui en inventa beaucoup.

    Partout, Ayerdhal fut loué pour son exigence, une louange que l’on réserve généralement aux grands stylistes que l’on estime égarés dans les ultra-zones de la littérature, comme la science fiction ou le polar, deux genres qu’il nourrit à la fois de son réalisme et de son imaginaire. Réalisme, car il ne voulait pas que l’homme puisse proclamer son innocence face au désastre du monde, imaginaire pour la beauté des rêves libertaires (il est l’auteur de Parleur ou les chroniques d’un rêve enclavé).

    Il aimait les dystopies, ces bifurcations du "il serait une fois", le noir du polar, l’amplitude des space operas : La Bohême et l’Ivraie nous fait parcourir les 260 mondes de l’Homéocratie.

    Le Diable Vauvert avait entrepris de rééditer les livres de cet auteur au vaste souffle, à nous d’y plonger. À l’écriture d’Ayerdhal d’avoir le dernier mot. "L’année qui s’achevait n’avait été ni une révélation, ni une révolution, contrairement à ce qu’en disaient les maes, simplement, en lui, la créativité poursuivait sa lente évolution vers il ne savait où, vers il ignorait quoi." Vers des étoiles vivantes, peut-être.

  • Des prix, des prix !
    Le 22 octobre 2015
    Que ce soit aux Prix de la Critique ou lors des Web Fest, les auteurs de la SACD cartonnent ! Passage en revue de quelques créations lauréates. Les Prix de la Critique relancent, à leur manière, une (...)

    Les Prix de la Critique relancent, à leur manière, une saison de théâtre et de danse en ramenant à notre mémoire des spectacles vus ou en suscitant l’envie de découvrir une chorégraphie que l’on aurait ratée.

    Cette année encore, de nombreux membres de la SACD, dont Stéphane Arcas, vice-président du Comité belge, ont été distingués.

    Aux Web Fest de Marseille et de Liège, c’est la série Euh… qui a remporté les suffrages, dans des catégories aussi différentes que le Prix du Public ou de la Meilleure Production. Pour ceux qui n’auraient pas encore découvert l’ensemble de ces créations, voici une nuée de trailers (et une websérie) à visionner.

    Prix de la Critique

    Christophe Sermet est lauréat pour la Mise en scène de Vania. Salué comme "un Tchékov déchirant, agressif, insinuant, choral - une épure parfaite", porté par une nouvelle traduction co-réalisée avec Natacha Belova et servi par une scénographie épurée (le comptoir-zinc très éloigné de la forêt de bouleaux) de Simon Siegmann, le Vania de Christophe Sermet résonne contemporain, dans ses gestes, comme dans ses accords, à découvrir ici.

    Sacré Meilleur auteur, Riton Liebman avec Liebman Renégat, un texte "de" et "avec", puisqu’il le porte sur scène avec la collaboration de David Murgia. Quel rapports entretient-on avec son fils quand on a eu une figure de père comme celle de Marcel Liebman, brillant professeur issu d’une famille juive polonaise qui a connu la Shoah et est devenu l’un des premiers défenseurs de la cause palestinienne ? Riton Liebman répond (un peu) à un présentateur au délicieux accent canadien : à voir.

    Stéphane Arcas reçoit le Prix de la scénographie pour Démons me turlupinant, une adaptation du roman de Patrick Declerck par Antoine Laubin et Thomas Depryck. Arcas campe les deux alter ego de l’auteur devant une bibliothèque (à ranger, peut-être) et crée ainsi le paysage du spectacle. Un spectateur par soir est invité sur scène à lire un chapitre de Démons, avant que les deux comédiens rassemblent en 25 chapitres courts les souvenirs éparpillés de l’auteur. Le tout, un peu décalé, à l’image de ceci.

    Avec la compagnie Giulisu, Lisa da Boit est couronnée dans la catégorie Danse pour Il Dolce Domani. Dans un lieu confiné, une femme et quatre hommes se retrouvent à vivre le reste de leur existence ensemble. Leurs histoires sont liées… Sur cette trame, Lisa da Boit et Céline Curvers, en complicité pour la conception et la mise en scène - nous présentent le passage du temps, les pleins et les déliés de nos vies. Une danse généreuse, à goûter .

    Le Prix du jeune public va aux Misérables par la compagnie des Karyatides. Marie Delhaye et Karine Birgé réussissent l’exploit de représenter sur une table deux mille pages de roman épique à l’aide d’objets chinés aux Petits Riens, aux puces ou dans les brocantes. Peut-être que l’auberge des Ténardiers est l’ancienne boîte à biscuits de votre grand-mère, c’est à vérifier en cliquant sur ce lien.

    Les Web Fests

    Euh… , la websérie de Brieuc de Goussencourt, a remporté en début de mois, au Marseille Web Fest, le Prix de la Meilleure réalisation et le Prix de la meilleure production. Au Liège Web Fest, ces 16 et 17 octobre 2015, il est reparti avec le Prix du Public et celui de la Meilleure websérie belge, attribué par la SACD. Si vous n’avez pas encore découvert Benoît, l’histoire du mec qui ne sait pas faire de choix, profitez d’un week end pluvieux pour plonger ici.

  • La sieste des autrices
    Le 13 octobre 2015
    Ce samedi 17 octobre, à Liège, à la Caserne Fonck, quatre autrices s’empareront du micro pour dévoiler des textes inédits. Isabelle Wéry, Caroline Lamarche, Laurence Vielle et Geneviève Damas vous (...)

    Le Festival Voix de Femmes s’ouvre à la littérature. Ce samedi 17 octobre 2015, à 16h, la Caserne Fonck accueillera quatre autrices qui y liront tour à tour des textes inédits.

    Entrez dans le vieux bâtiment de briques, franchissez la porte du studio, installez-vous confortablement. Le temps du sommeil n’est pas venu, mais bien celui des histoires.

    Vous êtes prêts ? Isabelle Wéry, Caroline Lamarche, Laurence Vielle et Geneviève Damas vont vous donner à entendre leurs voix singulières. Pas seulement celle de leur plume, mais leur souffle particulier quand elles la dévoilent, leur scansion d’autrice, ce rythme qui n’appartient qu’à elle et qui court sous leurs textes.

    Chacune a un micro, un pupitre et lit, tour à tour, un texte en cours d’écriture.

    Entre chaque lecture retentit la musique de Claire Goldfarb, violoncelliste atypique.

    Bienvenue dans la résonance des textes. Laissez vos yeux se perdre. Imaginez.

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