Aujourd’hui, de la musique au livre, de la presse au cinéma, des secteurs culturels entiers tremblent sur leurs bases, craignent légitimement de basculer dans le gigantesque maelström de l’Internet à haut débit, dont seules quelques sociétés privées géantes semblent détenir les clés. Et surtout la connaissance des flux. Ou le contrôle des accès.

Entre le débat Hadopi à la française, les propositions de loi déposées par le MR et Écolo/Groen (2010), les négociations ardues avec les entreprises de communication/câblodiffuseurs, les travaux de l’Union Européenne sur la numérisation du patrimoine culturel et les réactions épidermiques des internautes au sujet de leur « droit à la gratuité » sur le Net, il est temps de faire avancer la réflexion sur le financement de la création, pour éviter de la crise que traversent les acteurs de la chaîne de la musique. Temps de se mobiliser de façon constructive (et non simplement défensive).

La SACD et la SCAM ont commandité deux études universitaires sur la question. La première d’entre elles, juridique, a été confiée au CRIDS (Facultés de Namur). Elle a déjà permis de clarifier la situation (voir rapport intermédiaire en annexe). Le défi touche collectivement les créateurs audiovisuels, les écrivains, les journalistes, les dessinateurs BD, les illustrateurs, les photographes, les auteurs radio, les compositeurs et musiciens…, que les éditeurs, les producteurs, les studios de création, les diffuseurs, distributeurs, libraires, disquaires et les institutions culturelles. C’est ensemble qu’il leur faut établir de nouveaux modèles de rémunération, économiquement viables, juridiquement équilibrés et applicables en pratique. Dans le respect de la diversité de la création européenne et de ses différents modes d’expression. (Négociations en cours dans les différents réseaux concernés, en Belgique et à l’étranger)

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